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Gîtes et chambres d'hôtes
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Hall of fame


Merci Cécile!
Lundi 15 décembre 2008

Quel est le point commun entre le village de Grand (Vosges, 20 km de Domremy), l'obélisque de la Concorde à Paris et la SPA?



Hmmmmmmm?




Un indice: "Dites 33"



On sèche? Alors on clique ici!


Publié dans : Histoire et figures locales
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Dimanche 14 décembre 2008
Nous voilà dimanche soir, demain je reprends mon rythme habituel qui me laisse peu de temps à passer devant mon écran le soir.

Tant pis. Bilan de la semaine: j'ai créé ce blog dont j'avais le projet depuis longtemps; j'ai rencontré une communauté charmante et sympathique, animée par une Cécile chat-crément dynamique; j'ai planté le décor de mon petit monde; et j'ai 11 ébauches d'articles à fignoler avant publication!

J'ai même réussi à faire des choses dans la vraie vie: trouvé le temps de sortir mes guirlandes lumineuses pour décorer la maison, visité des amis et mes parents, trié la paperasse sur mon bureau...

Bref, pas trop mal...

J'aurais aimé visiter plus profondément tous les blogs de tous les Joyeux Lorrains. Je le ferai, petit à petit.


En attendant de revenir,


Publié dans : Au jour le jour
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Samedi 13 décembre 2008
Vous êtes-vous jamais demandé si votre chat était un être comme les autres? Oui, ce même chat qui est en train de cavaler sur votre clavier, vous obligeant à tordre le cou pour lire l'écran?

Vous avez déjà pensé: "il ne lui manque que la parole". Ou pire, "il n'a pas besoin de parler, il sait se faire comprendre!. C'est déjà trop tard... Vous êtes en son pouvoir! M'étant fait avoir moi-même plusieurs fois, je me suis penchée sur le phénomène et vous livre ici le résultat de mes recherches et expérimentations, ainsi que de mes conclusions.

Le nom latin du chat est Felis domesticus. Vous noterez au passage que dans l'histoire, le domesticus, c'est surtout vous. Nous, moi, tout individu qui se précipite pour ouvrir la porte dès le premier "miaou", ou pour remplir la gamelle laissée vide (malheureux!) dix minutes. Qui reste une heure dans le rayon à chercher le meilleur paquet de croquettes qui conviendra à messire, qui donne du 'mamour-petit-chéri-mon-bébé-ma-pupuce" toute la journée. Que celui qui n'a jamais succombé me jette la première baballe.

Un animal qui réduit ainsi la volonté humaine ne peut être que d'une race supérieure. Dans l'arbre de l'évolution, l'Homme et le Chat partagent la branche des mammifères. Puis il y a séparation des genres, et l'Homme pense bêtement qu'il s'est hissé, à forces de branches par ci et par là, jusqu'au sommet de l'Evolution. Australopithèques, Cromagnons, Néanderthal seraient plus intelligents que nos Felis domesticus adorés.



Regardez-les bien.




Vous y croyez, vous, que ces types-là auraient su ouvrir un frigo, ou habilement ouvrir le sac de croquettes par le fond, ou qu'ils auraient fait les difficiles sous prétexte que la litière n'était pas toute fraîche?

Rappelons-nous qu'une des propriétés des chats, c'est de sauter de branche en branche. Je soupçonne donc qu'un ancêtre-mistigri a sauté dans l'arbre de l'évolution et a trouvé une branche au-dessus de la nôtre, d'où il nous nargue de toute la candeur de son regard de velours.

De ce fait, un chat parvient à profiter de tous les progrès chèrement acquis par l'homme (le chauffage central, la couette holofill, la souris d'ordinateur) sans dépenser la moindre énergie, et sans que l'Homme y trouve à redire et y trouve la moindre rémunération. Car il y a belle lurette qu'en échange, il ne nous aide plus à éradiquer les rongeurs, tout gavé de pâtées en gelée ou fines boulettes en sauce ou tendres bouchées qu'il est.

Par ailleurs, doués de pouvoirs extra-sensoriels que nous ne possédons pas, ils savent tourner à leur avantage toutes les situations où on pourrait les croire en peine. Je pense ici à ce que j'ai nommé "le paradoxe de Doudou" ou "syndrome de Cécile", qui fait que quoi que vous ayez décidé, si la bestiole n'a pas envie de se faire photographier, vous pouvez toujours vous brosser (voir Blog de Cécile). Alors même que les chats sont d'habitude plutôt cabots (autre paradoxe) devant un objectif .

Une variante de ce paradoxe est le "complexe du rendez-vous chez le véto" ou "principe de Philibert". Le scénario est simple: sachant que votre chapounou part toujours râouer* à la même heure et revient de même au doux son de la gamelle, vous programmez votre rendez-vous chez le vétérinaire (avec une marge confortable de 30 minutes) de façon que dès le retour du félin, hop, on grimpe dans la boiboîte à chachat et dans l'auto. Dans 90% des cas  (j'ai vérifié), c'est précisément ce jour-là que Pupuce choisit pour vous poser... un lapin. Lapin qui, faut-il le préciser, n'a que faire d'un rendez-vous chez le véto.

Même le modèle "Pépère tranquille" (type Prosper) sait attendre que vous ayez le dos tourné pour abattre le vase violet de la tante Ursule qu'il déteste (le vase, pas la tante Ursule. Quoique...). Et lorsque vous vous retournez, sans qu'il ait l'air d'avoir bougé, au milieu des débris, il vous terrasse de son regard d'innocent : "Moi? Pas touché ce truc!".

Dans un autre registre, le théorème de Victor illustre une propriété rare chez le chat: "tout chat plongé dans un récipient d'eau froide finit par tranformer la cuisine en pataugeoire." Propriété souvent assortie de la capacité à nous faire comprendre qu'il est impératif de lui ouvrir le robinet.

Bref, la raison d'être du chat est de grimper encore sur l'échelle de l'Evolution et de passer du genre "Felis" au genre "Felix" (qui veut dire heureux en latin), et ceci en exploitant éhontément les moyens humains (nous) mis gratuitement à leur disposition.

Le paradoxe de l'histoire, c'est qu'on ne leur en veut même pas. Car ce bonheur qu'ils nous extirpent, ils nous le rendent... au centuple!


Pour Méphisto, Stanislas, Hugo, Philibert, Prosper et Victor


*râouer: terme lorrain qui signifie "traîner dehors, se promener". Très approprié pour les chats.
Publié dans : Bienvenue chez nous!
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Samedi 13 décembre 2008

Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,
Qui demeures aux prés, où tu coules tout bas.
Meuse, adieu: j'ai déjà commencé ma partance
En des pays nouveaux où tu ne coules pas.

Voici que je m'en vais en des pays nouveaux:
Je ferai la bataille et passerai les fleuves;
Je m'en vais m'essayer à de nouveaux travaux,
Je m'en vais commencer là-bas les tâches neuves.

Et pendant ce temps-là, Meuse ignorante et douce,
Tu couleras toujours, passante accoutumée,
Dans la vallée heureuse où l'herbe vive pousse,


Ô Meuse inépuisable et que j'avais aimée.

Charles Peguy, Le Mystère de Jeanne d'Arc

 

(Pour lire la suite: http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Peguy)

Il faut être monté à la Basilique du Bois-Chenu et avoir admiré, de là-haut, les méandres de la Meuse au fond de son lit pour ressentir ces mots que j'aurais aimé avoir écrits.

A Domremy, la Meuse est toute petite. Cela fait seulement 70 km qu'elle existe! Née à Pouilly-en-Bassigny, en Haute Marne, elle disparaît soudain à Bazoilles-sur-Meuse pour ressurgir à Neufchâteau, juste avant Domremy. On a du mal à parler d'un fleuve. Pourtant, 800 km plus loin, elle se jette dans la mer du Nord après avoir franchi trois pays. Au passage, elle devient un axe important de communication et contribue largement au développement économique et industriel des régions qu'elle traverse, chargée de lourdes péniches.


Au fait, saviez-vous que le nom de la ville de Maastricht lui est donné par la Meuse?






La Meuse à Maastricht, Pays-Bas



Mais ça, c'est pour plus tard! Revenons à la source, si j'ose dire. Revenons à la Meuse toute gentille, qui nous laisse tranquillement flâner sur son rivage et, par endroit, la traverser à pied. Derrière la maison, on emprunte un chemin qui rejoint la Meuse après quelques dizaines de mètres. Là, au creux de la végétation, on sort sa canne à pêche et on attend...

Perches, gardons, truites, brochets... n'ont qu'à bien se tenir! Les connaisseurs ne s'y trompent pas, qui viennent parfois de loin pour taquiner le poisson. Et pour un beau brochet comme ça, ça vaut le coup, non?


















Par beau temps, l'endroit est magique pour se reposer, oublier le monde qui grouille pas loin.


C'est le règne des poules d'eau, des ragondins, des libellules. J'y ai vu aussi des martins-pêcheurs, ces jolis oiseaux bleu et orange qui apprécient le poisson autant que nous!

















L'eau est claire. En ce moment un peu froide, sûrement...

...
Tu couleras toujours, passante accoutumée,
Dans la vallée heureuse où l'herbe vive pousse

...
Publié dans : Balades et curiosités
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Jeudi 11 décembre 2008

Le Pays de Jeanne, comme on l'appelle, n'a pas commencé d'exister au moyen-âge, loin de là. Nombreuses sont les traces beaucoup plus anciennes d'occupation humaine, depuis la préhistoire. En particulier, des vestiges gallo-romains sont visibles un peu partout, mais quelques beaux fleurons méritent une attention particulière.

Surtout considérés comme une importante station de commerce bien implantée au bord de la grande voie romaine de Lyon à Trêves, Solicia (Soulosse) et Solimariaca (St Elophe) ont révélé de nombreuses antiquités et objets divers parmi lesquelles une collection remarquable de stèles gallo-romaines visibles dans les musées d' Epinal et de Soulosse-sous-Saint-Elophe . Musée archéologique : Collection de stèles gallo-romaines - Présentation de bornes milliaires découvertes sur place. En plus le musée s'est offert un petit coup de jeunesse cet été.


Liffol le Grand, à un jet de pierre, n'est pas en reste, qui possède également quelques fleurons archéologiques. Le musée de Liffol, installé route de Joinville, présente l'ensemble des recherches et des fouilles entreprises sur les sites préhistoriques et gallo-romains de la commune, ainsi que l'état des connaissances sur le vieux Liffol.

Le site le plus remarquable par la dimension de ses monuments est le sanctuaire de Grand, à 20 km de Domremy. Son amphithéâtre est l'un des plus importants du monde romain, et son interprétation suscite encore de nombreuses recherches. On y admire une mosaïque exceptionnelle par sa dimension et son état de conservation.

A quelque 40 km de Grand, en Meuse, l'antique Nasium repose toujours sous les trois villages actuels de Naix aux Forges, Saint Amand sur Ornain et Boviolles. Plus étendue que Pompeï, cette agglomération fut vraisemblablement la capitale de la Cité des Leuques, ces Gaulois qui peuplaient alors le territoire avant l'arrivée des romains. La Cité des Leuques s'étendait sur la majeure partie de l'actuel département des Vosges, le sud de la Meurthe-et-Moselle et le sud-est de la Meuse.

Et pour qui est un peu curieux, au gré des balades sur les hauteurs, on trouvera un  oppidum qui témoigne de la présence celte, ou de vieux murs mystérieux; on devinera les ruines d'un château oublié; on écoutera les vieux dans les villages qui se souviennent de pierres étranges perdues dans les bois aux pouvoirs magiques, d'une nécropole mérovingienne, ... De fait, on retrouve des dolmens!

Non, décidément, l'histoire de Domremy et des environs n'a pas commencé avec Jeanne d'Arc...

En savoir plus sur les Leuques:

La Lorraine gallo-romaine
http://marlac.free.fr/escapade_elgr_home.htm

L'association "La Cité des Leuques":
http://www.nasium.net/

Publié dans : Histoire et figures locales
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